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Vous n’auriez pas envie, vous, qu’à l’île d’Orléans ça marche plus rondement?

par Léo-Paul Desaulniers,
président du Mouvement

[Chronique parue dans le journal AUTOUR DE L’ÎLE, juillet 2014]

C’était stimulant, nous y avons cru : on était en 2009, c’était l’opération «Orléans 2020», un vaste chantier d’idées. Il était question de vision d’avenir et de pistes d’action. Beaucoup d’idées ont été brassées, sur l’agriculture, le patrimoine, le tourisme, les affaires… or nous voici en 2014 et qu’est-ce qui a avancé? Qu’est-ce qui a abouti?

Hélas! pas de piste cyclable à l’horizon (ça, à l’île, c’est un objet de concertation depuis 25 ans!), pas de numérotation civique qui aurait du bon sens, et l’entrée de l’île qui nous fait honte depuis toujours et à jamais, on dirait!

Dans le dernier numéro du journal AUTOUR DE L’ÎLE [juin 2014], madame Andrée Marchand pose la question : «Cet immobilisme découle-t-il des personnes en place ou de la structure de gestion de notre territoire?»

Pour UNE ÎLE UNE VISION, le problème ce n’est pas les personnes en place : nous prenons pour acquis que nos élus municipaux sont des gens dévoués, qui font de leur mieux avec les outils qu’ils ont. Ce qu’il y a, c’est que l’île, organisés comme on est en six petits gouvernements municipaux, n’est pas gouvernable.

Les six administrations municipales de l’île se neutralisent les unes les autres, y compris (et peut-être surtout) au conseil des maires de la MRC.

Et alors?

Faudrait-il que nos six municipalités fassent plus de concertation, plus d’intermunicipal (loisirs, culture, sécurité incendie, offre touristique, etc.)? Ce ne serait toujours qu’un double emploi avec les structures actuelles : lourd et inefficace.

Lorsque l’île d’Orléans se dotera d’une administration municipale moderne et agissante, un conseil municipal se fera élire avec un projet d’ensemble pour l’île, et un mandat de la population pour faire avancer les choses.

Du même coup — pensons au service de Sécurité incendie — les ressources payées par tous les contribuables de l’île, et appartenant à tous, seront mises où il faut, et alors fini les alarmantes querelles de clocher autour des garages et des camions de pompiers…