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Une foule de dossiers importants relégués aux oubliettes

par Louise Filion,
secrétaire du Mouvement

[Chronique parue dans le journal AUTOUR DE L’ÎLE, août 2014]

L’entrée de l’île,  l’entente intermunicipale sur la protection contre les incendies et les aménagements cyclables sont les exemples le plus souvent évoqués pour illustrer l’immobilisme, voire la paralysie, qu’engendre la lourdeur administrative sur l’île. Plusieurs autres dossiers traînent en longueur ou restent sans suivi. En voici quelques exemples.

Le schéma d’aménagement est une pièce maîtresse qui permettrait d’orchestrer le développement harmonieux de l’ensemble de l’île. Or, le schéma actuellement en vigueur est celui de 2001 et depuis, il a été révisé une seule fois, en 2005. En juin dernier, la MRC a demandé un délai au gouvernement du Québec afin de revoir le schéma révisé de 2005 et l’harmoniser à celui de la Communauté métropolitaine de Québec. La loi prévoit pourtant que l’on doit en faire la révision dans les 4 ans suivant sa dernière adoption, tout en consultant la population, ce qui aurait dû être fait au plus tard en 2009. La réalité sur l’île ne cesse d’évoluer et il devient difficile, avec les outils d’hier, de relever les défis d’aujourd’hui.

Autre exemple : on a maintes fois annoncé publiquement qu’une harmonisation des règlements relatifs à la construction de maisons neuves (ex. normes architecturales, matériaux) dans le site patrimonial de l’île deviendrait sous peu une réalité, mais il semble que ces paroles soient demeurées lettres mortes.

La gestion des urgences médicales, un autre dossier qui traîne depuis longtemps, refait surface. Le maire de Saint-Jean vient en effet d’engager des discussions avec Air Medic pour des services aéroportés qui, à ce stade-ci, ne seraient offerts qu’aux seuls résidants de sa municipalité. Comme les discussions devront avoir lieu dans chacune des six municipalités — autonomes au plan de la taxation –, combien de temps faudra-t-il attendre pour qu’un tel service essentiel soit étendu à l’ensemble de l’île et à un coût moindre pour les contribuables? Un autre exemple qui illustre bien l’inefficacité de la structure de gouvernance actuelle.